SEX IN THE CITY

C’est la coutume à Bruxelles, toutes les soirées finissent dans un établissement de tolérance

Charles Baudelaire

Parler sexualité c’est de facto soulever la question de la norme, de ce qui est permis de ce qui ne l’est pas, de ce qui est considéré comme légitime ou licencieux. C’est aussi affirmer un état : le conditionnement de nos pratiques les plus intimes.

L’exposition Sex in the city des Halles Saint-Géry a pour ambition de vous proposer un double regard singulier : celui de l’histoire, de 1830 à nos jours , et celui de la création contemporaine. Elle lève le voile sur les dessous du schéma normatif de l’hétérosexualité conjugale tel qu’il s’impose au 19ième siècle et que la révolution sexuelle des années 1960-1970 vient ébranler à coups de slogans demeurés célèbres :  « Jouissez sans entraves », « Déboutonnez votre cerveau comme votre pantalon ».

Aujourd’hui, les lieux dédiés aux plaisirs et à la sexualité dans l’espace urbain bruxellois n’ont plus à se dissimuler. Mais leur fréquentation est-elle pour autant tout à fait exempte de toute réprobation sociale et jugement ? Le couple monogame, même libéré des impératifs du mariage et de la reproduction ne demeure-t-il pas un modèle de référence ?

En faisant dialoguer – dans une scénographie signée Boris Dambly – documents d’archives inédits et œuvres d’artistes basés à Bruxelles – Manon Bara, Pascal Bernier, Ian Dykmans, Olga Fedorova, Pierre Libaert, Kika Nicolela, Ubay Martin –, l’exposition soulève une série de questions éminament d’actualité sur nos préjugés, sur de nouvelles contraintes et sur un contexte qui évolue à l’aune de la société du digitale et de la dématérialisation.

« Let’s talk about sex, baby » C’est bien ce à quoi les Halles Saint-Géry vous convient.

L’exposition sera dévoilée le 20 janvier à la faveur d’une soirée performative
« The Blue Velvet Night » »
avec les contributions iconoclastes de Marco Laguna, Aidons Antoine, Xavier Séron et Méryl Fortunat-Rossi, Anna Raimondo, Rodolphe Coster, Daryl , Arnaud Paquotte, Gilles Polet, Siet Rae, Ian Tocor, Marco Laguna,, Manon Bara, Pascal Bernier

Curateurs : Gonzague Pluvinage – Ariane Brioist – Stéphanie Pécourt

Venue : Halles Saint-Géry – 1, Place Saint-Géry 1000 Bruxelles


PRESSE


Avec cette expo, plutôt décalée, les Halles Saint-Géry prouvent qu’il ne faut pas seulement juger la valeur patrimoniale d’une cité à ses vieilles pierres mais qu’il faut aussi tenir compte de ses territoires hors normes et non cadenassés. Lesquels fondent définitivement la fascination qu’elle opère sur ceux qui la pratiquent avec assi- duité. 

Le-Vif-L-Express-Weekend
 

Et qu’y verront-elles ? « L’exposi- tion, qui s’organise sur tout le pourtour de la galerie qui sur- plombe les Halles, est organisée en deux parties, explique l’auteur de l’ouvrage Gonzague Pluvi- nage, historien aux Archives de la Ville de Bruxelles. D’un côté, des alcôves au centre desquelles est installé un lit présentent des lieux de plaisir de la capitale au fil du temps, illustrations et panneaux explicatifs à l’appui. Et de l’autre, des artistes contemporains ex- posent leurs œuvres sur le même thème. ». 

Le Soir – vendredi 20 janvier 2017

The project includes previously unpublished archival documents as well as a diverse range of work by a number of artists based in Brussels, including Manon Bara, Pascal Bernier, Ian Dykmans, Olga Fedorova, Pierre Libaert, Kika Nicolela and Ubay Martin. Together, the artists aim to raise the questions about prejudices and new constraints relating to sexuality that have evolved in the digital age. This year saw a similar exhibition called ‘Sex in Vienna – Lust. Control. Disobedience’ opening in the Austrian city, while Brazil is on track to open a sex- themed amusement park called ErotikaLand in 2018 

Lonely Planet and beyond  

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