JOHN DOE IN THE METACITY

JOHN DOE IN THE METACITY – UTOPIA & DYSTOPIA EN ARCHITECTURE

« C’est quand le vieux monde est en train de mourir, et que le nouveau monde tarde à naître. Dans ce clair-obscur que naissent les monstres. » Antonio Gramsci

24 mars – 18h30: Vernissage performatif – entrée libre

Alors que certaines idoles de la Silicon Valley rêvent de micros nations offshore libertariennes, que des transhumanistes pensent que le premier homme qui vivra 1000 ans est déjà né et qu’en Europe et ailleurs on revoit des citadelles s’ériger et des frontières se redresser, Bruxelles a vocation à devenir emblématique d’une nouvelle Utopie, celle d’une MétaCity où la définition et la valorisation des identités ne se fait que par la teneur des prises d’audace et où la question d’où l’on vient importe peu.

Inaugurant le cycle « John Doe » – Laboratoire d’ethnologie bruxelloise – l’exposition John Doe in the Metacity  entend sonder la question du « territoire spatial de nos vies » en conviant une dizaine d’artistes contemporains à présenter leurs propositions sur le thème de l’utopie et de la dystopie architecturale et par la présentation d’une maquette qui réunit quelque 100 projets d’architecture.

Proclamant plus que jamais que rien n’est inéluctable et que rien ne procède de l’immuabilité, c’est à la découverte et la sonde de territoires urbains que nous vous convions au travers de l’exposition intitulée John Doe in the Metacity.

Utopique ou dystopique, le territoire urbain est objet de fantasme autant que de contrainte. Il résulte d’une appropriation ou d’une imposition, souffre de distorsion, d’omission, se prête à la réinvention mais ne peut jamais être considéré comme un état de fait : il est tout à la fois subjectivable et conditionnant.

La carte n’est pas le territoire, la ville s’empare de nos vies, rituellement, quotidiennement, sans bruit, sans douleur, elle régit nos existences. Sa stratification détermine nos trajets, nos prospectives, nos ambitions, les limite ou les amplifie et insidieusement les conditionne.

Se la donner à saisir relève d’abord d’une distinction des prétentions – ambitieuses, audacieuses, irrévérencieuses, frileuses, inachevées ou avortées – et ensuite d’une anthropologisation de ses conséquences. John Doe in the Metacity  invite à décortiquer ces prétentions et ambitions.

L’exposition se déploie sur des enjeux corolaires avec l’intervention d’une dizaine d’artistes contemporains basés en région bruxelloise sous des formats d’oeuvres très divers bien que complémentaires, allant du simple constat au manifeste : Honoré d’Ω, Larbitssisters , Erwan Mahéo, Nicolas Bourthoumieux , Xavier Chassaing (AntiVJ), Baukunst , Erki de Vries & Pieter Huybrechts , Nazanin Fakoor , Catherine Jourdan.  Ainsi qu’une intervention de Tobias Putrih  dont la motivation trouve son origine dans le mouvement des New Games développé par Suart Brand dans les années 60.

Un élément essentiel et initiateur de l’exposition est (Un)City – (Un)Real State of the (Un)Know  imaginé par Cédric Libert  pour Wallonie-Bruxelles Architectures : une proposition qui réunit 100 projets d’architecture(s) et développe une réflexion critique en interrogeant notre rapport quotidien à l’environnement construit. Dans l’idée d’un récit entre imaginaire et réalité, il s’agit d’une collection de bâtiments et situations urbaines emblématiques de Bruxelles, racontés dans un ouvrage et assemblés sous la forme d’une grande maquette de 4m x 4m, conçue et réalisée par WRKSHP Collectif  & Paul Mouchet .

John Doe in the Metacity  se conçoit comme un laboratoire critique, performant et résolument utopique, par-delà … le clair-obscur.

Pour plus d’informations, téléchargez ici le dossier de presse.